Comment vas tu… yau de poêle ?

Comment vas tu… yau de poêle ? est, dit-on, le meilleur calembour de l’Almanach Vermot.

Mais ce n’est pas le seul de son espèce. Le numéro de 1888, troisième du nom, en aligne quelques autres du même tonneau :

  •  Lorsqu’une personne fait un cadeau, on ne pense pas à son passé ; on pense à son présent.
  • Le coiffeur demande au libraire les Essais de Monpeigne
  • Les orages et les pâtissiers produisent des éclairs
  • Affranchi : un esclave sur lequel on a collé un timbre-poste

Dans l’Almanach Vermot, il y a une page par jour, à l’aspect immuable : en haut, une vignette, à gauche une colonne étroite, à sa droite une large colonne.

20 avril

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La vignette est sans rapport avec la date du jour, ou avec le reste de la page, mais se veut toujours humoristique. On débusque cependant parfois des publicités déguisées : le 9 janvier, la vignette annonce les soldes d’hiver aux Grands Magasins du Printemps ; le 19, il est question du sirop à l’iodure de fer de Blancard, avec une notule que l’on appellerait maintenant du « publi-rédactionnel ».

La colonne de gauche a toujours la même structure : quantième du jour de l’année, lever et coucher du soleil et de la lune, progression du jour.

2mai

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Puis, Saint(e) du jour, certain(e)s ayant depuis disparu du calendrier, mais pouvant encore donner des idées de prénoms originaux (pour les filles seulement) :

  • Sainte Sotère (martyrisée en 304)
  • Sainte Euphrosine (morte en 453 dans un monastère de religieux qu’elle avait rejoint habillée en homme)
  • Sainte Eusébie (enfuie de sa famille pour se soustraire à un mariage décidé par ses parents, elle alla vivre seule dans une petite île de Grèce)
  • Sainte Stratonice (martyrisée, sans date)
  • Sainte Rusticule (morte sous le voile en 632)
17 septembre

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Ensuite, des proverbes populaires, sous le nom de « Science de la vie », très souvent en rapport avec la météorologie et la culture :

  • Avril pleut aux hommes ; Mai pleut au bêtes
  • Si l’osier fleurit, le raisin mûrit
  • Habit de béat a souvent ongles de chat
  • Qui emprunte pour bâtir, bâtit pour vendre
1er octobre

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Et pour conclure, le menu du « dîner de famille », avec la recette d’un des plats proposés.

On mangeait riche à l’époque :

  • un jour de carême :
    • En maigre : potage au lait d’amandes ; canapé d’anchois ; sole Colbert froide ; pâté de thon et saumon ; salade de légumes.
    • En gras : soupe à l’oseille ; tête de veau en tortue ; canard rôti ; salsifis frits ; crêpes.
  • un jour d’automne : potage Crécy ; salmis de perdreaux ; côtelettes de veau au vert-pré ; haricots panachés.

La colonne la plus large abrite des Connaissances utiles ; des dessins (parfois de signataires illustres, comme Grandville) ; un Calendrier historique ; des anecdotes ; le Médecin de la maison ; des devinettes ; des conseils pour la maison ; la réhabilitation des crapauds ou les préservatifs contre les fourmis ; etc.

Et aussi des horoscopes : « Les hommes qui naîtront en avril auront un caractère bruyant, jaloux et emporté. Beaucoup embrasseront la carrière militaires, mais ne feront jamais que des vieux grognards. »

15 novembre

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Mais l’Almanach Vermot est bien plus que cela. En tête du volume de 1888 se trouve un ensemble d’informations institutionnelles : Pour commencer, une belle gravure de Carnot, qui venait d’être élu Président de la République, portant fièrement une moustache dans le goût de l’époque.

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Au verso trône la photo de son prédécesseur, Jules Grévy  (la légende précise qu’il usa 12 Premiers Ministres et 120 ministres pendant ses 8 ans de mandat) ; la liste des Princes en titre ; celle des Sénateurs et des Députés. Le fonctionnement de l’Assemblée Nationale est supposé connu du lecteur, mais pas forcément celui du Sénat, puisque sont exposées ses règles de fonctionnement. Des portraits illustrent ces deux listes, sans qu’il ne nous ait été possible de déterminer le critère y donnant droit : il y a beaucoup de titulaires de la Légion d’Honneur, mais pas uniquement. Tel est le cas de Jules Simon, que nous évoquions il y a peu ici.

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Tout cela se passait avant Vigipirate, car toutes les adresses personnelles des députés et sénateurs sont publiées…

Ensuite, des listes fastidieuses mais pratiques en cas de besoin forment une sorte d’annuaire de la haute administration, avec tous les chefs et sous-chefs. Ainsi que les heures de réception des ministres : Aux Affaires Étrangères, aux Travaux Publics, à la Guerre, aux Finances et à l’Intérieur, on ne reçoit pas. Au Commerce & Industrie et à l’Agriculture, on peut obtenir audience en indiquant son sujet de préoccupation par écrit. A la Marine & Colonies ainsi qu’à l’Instruction Publique, il suffit de pousser la porte aux heures indiquées. À la Justice, ce sont les Directeurs qui reçoivent.

Même chose pour la préfecture de la Seine – Préfet : le célèbre Poubelle – et à la préfecture de Police – Préfet de police : le tout autant fameux Lépine.

Puis six pages exposant les tarifs postaux (Dieu, que c’était compliqué) ; un tableau des grandes marées basé sur les dates des zyzygies (sic) ; et un Almanach des Juifs, indiquant les dates de fêtes dans les deux calendriers.

On comprend qu’après tout cela, il faille se détendre un peu, avant de parcourir les 30 pages de pub qui se trouvent à la fin…


10588_1Almanach Vermot 1888

Paris, Administration de l’Almanach, 1888. Un volume 28 x 20 cms, 478 pages. Demi reliure, dos lisse, couverture originale contrecollée. Reliure frottée, très bon état intérieur. 50 €

Des tolérances en matière d’orthographe

Que fait l’Arrêté du 26 février 1901 relatif aux tolérances en matière d’orthographe dans les examens ou concours dépendant du ministère de l’Instruction Publique en tête du Petit Larive et Fleury, dictionnaire français encyclopédique à l’usage des écoliers ?

C’est un peu comme si l’on insérait la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État en tête de chaque missel.

Mais cet austère document administratif mérite plus qu’un haussement d’épaule dédaigneux. D’abord du fait de sa longévité : il ne fut abrogé qu’en …1976. Ensuite de par son contenu.

Certes, il est bref :

« Le Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts arrête :
Dans les examens ou concours dépendant du Ministère de l’Instruction publique, qui comportent des épreuves spéciales d’orthographe, il ne sera pas compté de fautes au candidats pour avoir usé des tolérances indiquées dans la liste annexée au présent arrêté. »

Signé Georges Leygues, ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts dans le gouvernement de Pierre Waldeck-Rousseau (1898-1902). Lequel se distingua par une loi, difficilement adoptée, rapprochant les enseignements primaire et secondaire. Son arrêté comporte un longue annexe, où se côtoient tolérances et jugements de valeur.

Page 1Page 2. Page 3. Page 4.

Tolérances

La plupart passeraient pour des horreurs aujourd’hui, mais elles sont révélatrices des usages et aussi des préjugés de l’époque :
Aucun : Avec une négation, on tolérera l’emploi de ce mot aussi bien au pluriel qu’au singulier. Ex. : ne faire aucun projet ou aucuns projets.
Accord du verbe quand le sujet est un mot collectif : un peu de connaissance suffit ou suffisent.
Gens : On tolérera l’accord de l’adjectif au féminin avec le mot gens. Ex. : instruits ou instruites par l’expérience, les vieilles gens sont soupçonneux ou soupçonneuses.
Adjectifs composés : On tolérera la réunion de deux mots constitutifs en un seul mot qui formera son féminin et son pluriel d’après la règle générale. Ex. : nouveauné, nouveaunée, nouveaunés, nouveaunées. [cette tentative d’agglutination sera reprise en 1990, sans plus de succès ]
Trait d’union : On tolérera l’absence de trait d’union entre le verbe et le pronom sujet placé après le verbe. Ex. : est il.
C’est, ce sont. Comme il règne une grande diversité d’usage relativement à l’emploi régulier de c’est et de ce sont, et que les meilleurs auteurs ont employé c’est pour annoncer un nom au pluriel, on tolèrera c’est ou ce sont des montagnes et des précipices.

Cette tolérance frôle parfois un scabreux dû à un lapsus du rédacteur  : « On ne comptera pas de faute non plus à ceux qui écriront indifféremment, en faisant parler une femme, je suis tout à vous ou je suis toute à vous. »

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Jugements (de valeur) :
– La plus grande obscurité régnant dans les règles et les exceptions enseignées dans les grammaires, on tolérera dans tous les cas que les noms propres, précédés de l’article pluriel, prennent la marque du pluriel : les Corneilles comme les Gracques ; des Virgiles (exemplaires) comme des Virgiles (éditions)
– Certains noms composés se rencontrent tantôt avec le trait d’union, tantôt sans trait d’union. Il est inutile de de fatiguer les enfants à apprendre des exceptions que rien ne justifie. Ex. : La Fayette ou Lafayette.
– Différence du sujet apparent et du sujet réel. Ex. : sa maladie sont des vapeurs. Il n’y a pas lieu d’enseigner de règles pour des constructions semblables dont l’emploi ne peut être étudié utilement que dans la lecture et l’explication de textes. C’est une question de style et non de grammaire.
Ne dans les propositions subordonnées. L’emploi de cette négation dans un très grand nombre de propositions subordonnées donne lieu à des règles compliquées, difficiles, abusives, souvent en contradiction avec l’usage des écrivains les plus classiques.

– La conclusion donne beaucoup de latitude au correcteur : « Il conviendra, dans les examens, de ne pas compter comme fautes graves celles qui ne prouvent rien contre l’intelligence et le véritable savoir des candidats, mais qui prouvent seulement l’ignorance de quelque finesse ou de quelque subtilité grammaticale. » [note du blogueur : finesse ou finesses ?, subtilité ou subtilités ?]

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 L’arrêté de 1976

Ce texte de 1901 vécut 75 ans. Continuait-il à être appliqué ? Mystère. En tout cas il fut abrogé par l’arrêté du 28 décembre 1976, signé René Haby, qui base explicitement, et uniquement, ses tolérances sur l’usage. (ici)

Accord du verbe précédé de plusieurs sujets à la troisième personne du singulier unis par ou ou par ni : Ni l’heure ni la saison ne conviennent pour cette excursion ; ni l’heure ni la saison ne convient pour cette excursion. L’usage admet, selon l’intention, l’accord au pluriel ou au singulier.
Participe passé des verbes tels que coûter, valoir, vivre, etc., lorsque ce participe est placé après un complément : Je ne parle pas des sommes que ces travaux m’ont coûté) (coutées) ; J’oublierai vite les peines que ce travail m’a coûtées (coûté)
Liberté du nombre : De la gelée de groseilles, de la gelée de groseille ; des pommiers en fleurs, des pommiers en fleur.  L’usage admet le singulier et le pluriel.
Noms masculins de titres ou de professions appliquées à des femmes. Le français nous est enseigné par une dame. Nous aimons beaucoup ce professeur. Mais il (elle) va nous quitter. Précédés ou non de Madame, ces noms conservent le genre masculin ainsi que leurs déterminants et les adjectifs qui les accompagnent. [ce sujet est toujours d’actualité en 2015, en particulier à l’Assemblée Nationale…]

L’exemple scabreux de l’arrêté de 1901 a été revu : Elle est toute (tout) à sa lecture.

Et la question du potentiel nouveauné à demi tranchée [à demi-tranchée ?] : On admettra nouveau-né et nouveau né.

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La tentative de réforme de l’orthographe de 1990

Le premier ministre de l’époque, Michel Rocard, avait souhaité que soient rédigées des propositions de réforme sur cinq points précis :

– le trait d’union
– le pluriel des mots composés
– l’accent circonflexe
– le participe passé des verbes pronominaux
– diverses anomalies

Le résultat fut un texte qui souleva un tollé et obligea le Conseil Supérieur de la Langue Française et l’Académie Française à faire marche arrière, en décrétant que son application n’en serait pas obligatoire. (texte ici)

Il faut dire qu’il réformait « quatre à cinq mille mots sur les cinquante mille que compte la langue française. ». Avec des propositions plus révolutionnaires qu’on aurait pu l’imaginer de la part de si respectables institutions : Il eût fallu, depuis 1990, écrire contrespionnage, ampèreheure, braséro, il ruissèle, musli, taliatelle, tapecul, harakiri, ognon, sénior, pédigrée, et aussi nénufar.

Depuis, nous en sommes là.

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Mais au fait, qui étaient ces messieurs Larive et Fleury, auteurs du Dictionnaire par lequel nous avons commencé ? Curieusement la BNF sait très peu de chose à leur sujet. La fiche biographique de  Larive ne connaît ni son prénom, ni sa date de naissance (185.-19..), et le déclare Professeur de Français. Même chose, à la virgule près pour Fleury. La BNF ne semble pas connaître non plus l’édition de 1933 parue chez Delagrave, ne répertoriant que celles de 1901 et 1902 chez Chamerot.

L’École Normale Supérieure de Lyon en sait un peu plus, mais visiblement pas tout.

Larive – Pseudonyme de Merlette, Auguste Nicolas. Grammairien français, né à Pontpoint (Oise) en 1827.
Fleury – Pseudonyme de Hauvion l’aîné (?). Il s’agit peut-être de Casimir Hauvion (né à Lyon en 1843).
[La suite est ici]

Pour conclure, notons qu’il n’y a PAS de Grammaire de l’Académie Française. La dernière tentative date de 1932, fut certes un succès de librairie, mais sera autant, sinon plus, contestée que la proposition de réforme de l’orthographe de 1990. Son rédacteur, Abel Hermant, ayant été exclu de l’Académie à la Libération pour faits de collaboration, tout le monde se dépêcha de l’oublier, lui et sa grammaire. [un article de Michel Louis (ici) résume la controverse académique sur cette Grammaire]

Il vaut donc mieux se reporter à la Grammaire historique de la langue française, présentée par un auteur… danois, mais agrégé de grammaire… française. Lequel se serait sans doute offusqué de ce que l’on trouve dans certaines adresses internet de l’Académie :

http://www.academie-francaise.fr/sites/academie-francaise.fr/files/rectifications_1990.pdf


 LARIVE et FLEURY

08160_1Petit Larive et Fleury, dictionnaire français encyclopédique à l’usage des écoliers. 953 figures dans le texte, 44 tableaux d’art et de vulgarisation, 112 cartes.

Paris, Delagrave, 1933. Un volume 20 x 13 cms,  XIV-1150 pages. Cartonnage éditeur illustré, marqué en doré « Prix de certificat d’études primaires élémentaires 1934 » au dernier plat. Volume un peu gauchi, mais en bon état.

30 €


NYROP Kr.

08158_1Grammaire historique de la langue française, deuxième édition revue et augmentée. Tomes I à V.

Copenhague, Gyldendalske Boghandel, 1904-1925. Cinq volumes 24 x 16 cms, XVI-551 + 451 + 459 + 496 + 464 pages. Demi reliure, dos à 5 nerfs, titre et tomaison dorés. Frottements d’usage, quelques annotations marginales au tome I. Très bon état global.

125 €

Écrivons – ou non – dans un style délicieusement désuet

On n’écrit plus, ou presque plus, de lettres. Qui sont à présent remplacées par des messages électroniques, plus ou moins secs, plus ou moins remplis d’abréviations absconses.

Mais pourquoi ne pas reproduire ce style délicieusement désuet qu’employaient nos ancêtres dans leur correspondance ? Pas besoin de se torturer l’esprit, il suffit d’utiliser des modèles clé en main.

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Le Secrétaire Pratique vous fournira ainsi 250 lettres concernant les relations de famille, politesses, etc, de même que 179 lettres d’affaires, de pétitions, d’intérêt privé. Que demander de mieux ?

Certaines ne sont hélas plus d’actualité. Ainsi la Lettre au Président de la République pour demander la grâce d’un fils condamné à mort n’a pas résisté à l’abolition de ladite peine, ce qui nous prive d’un remarquable morceau de bravoure.

Ou le Refus de se battre en duel.

D’autres peuvent poser quelques problèmes : à qui adresser la « Supplique à la femme du Président pour demander du secours » ou à la « Demande d’audience à la femme du Président de la République » ?

Reste cependant très utile la « Réclamation relative à une lettre qui n’est pas parvenue à son destinataire » (qu’il faut adresser à Monsieur le Directeur général des Postes et Télégraphes) 

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Mais presque toutes ces lettres peuvent être facilement transformées en messages électroniques.

Ainsi, c’est de saison, les Lettres pour le Jour de l’An.

Par exemple :
«  Cher Père,
Ce n’est pas une simple coutume qui me fait vous écrire au renouvellement de cette année, mais bien la plus vive affection. Aussi je vous envoie avec joie tous mes vœux et si le ciel les exauce, il prolongera vos jour pour assurer, par là, le bonheur de notre famille et le mien en particulier.
Vous m’avez dit que je puis contribuer, par ma conduite, à rendre votre vie heureuse. Je ne me contenterai pas de prier pour votre bonheur, j’y travaillerai par tous mes efforts. A mes sentiments de tendresse filiale se joint encore une profonde gratitude pour tous les soins que vous avez pris de mon enfance et de mon éducation. C’est une dette sacrée et je n’oublierai jamais toute la reconnaissance que je vous dois.
Croyez, mon cher Père, au sincère attachement de votre fils affectueusement reconnaissant. »

Ou bien :
« Mes chers parents,
Ce soir, plus encore qu’à l’ordinaire, on parle de vous. Nos enfants, quoique bien petits, savent déja vos noms ; ils vous disent gentiment : « Bonne année, grand’mère, bonne année, grand père ! » et nous donnent les baisers qu’ils regrettent de ne pas donner à vous-mêmes, parce que vous êtes loin.
Veuillez recevoir, mes chers parents, leurs souhaits, ceux de ma femme qui vous aime comme si elle était votre fille, enfin mes souhaits personnels.
Nous vous embrassons de tout cœur. »

Vous pourrez même, grâce aux pièces jointes, mettre en pratique ce pertinent conseil : « Les jeunes enfants peuvent joindre à leur compliment un envoi pour prouver leurs progrès : dessin, travail à l’aiguille, broderie, etc. »

Toutes les cas sont abordés. Ainsi la Lettre à sa Fiancée pour le Jour de de l’Anqui vaut surtout par ses notes :
Mademoiselle et chère Fiancée (2)
[…]
(2) On met l’un ou l’autre de ces mots, suivant le degré d’intimité. »

On vous invite à une soirée, à un dîner ; on demande votre fille en mariage : Le Secrétaire Pratique vous fournit la réponse positives ET la réponse négative. Vous n’avez plus qu’à faire votre choix.

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Et si par hasard une de vos connaissances trouve du boulot, voici comment le féliciter :
« Votre nomination ne m’a pas surpris : il y a longtemps que déjà vous eussiez obtenu ce poste si les longs et sérieux services étaient le seul ou le vrai titre à la protection d’autrui. Le choix qu’on a fait de vous sera unanimement approuvé. […] »

Également toujours d’actualité et trop souvent nécessaire, la « Lettre à une personne riche, noble et influente, pour lui demander de nous faire obtenir un emploi ». Moins indispensable, mais sans doute fort usitée reste la « Lettre familière à un ami influent pour obtenir quelque grâce du Ministre ».

Vous ne vous y retrouvez pas ?

Alors voici ce qu’il vous faut : des modèles de Lettres d’engueulade

Tous les ennuis contemporains trouvent leur réponse :
– Un conducteur de quatre-quatre se colle derrière vous sur la route
– Un patron de bistrot vous engueule parce que vous êtes venu uriner dans ses toilettes sans consommer
– Une voiture est garée devant votre garage
– Un éditeur vous refuse votre manuscrit
– Quelqu’un vous vante Internet
– Une copine ne décroche jamais son téléphone portable quand vous l’appelez
– Un patron propose de baisser le salaire minimum

lettres d'engueulade

Et si votre voisin fait crotter son chien sur le trottoir, voici comment le remettre à sa place :

« Cher voisin,
J’ai trouvé ce matin, devant ma porte, la crotte encore fumante de votre chien, rougie par les colorants de ses croquettes et indigeste aux mouches à cause de ses nombreux conservateurs. Outre que je conseillerais à votre chien de manger biologique, comme les pauvres autrefois, afin de laisser des déchets biodégradables, j’aimerais attirer votre attention sur le rôle du chien dans la vie urbaine. […]
L’excrément de votre compagnon est humain parce que vous en êtes le maître et que lui-même se prend pour un homme. Lorsque je vois, dans la rue, votre animal nu, nanifié par les sélections en série […], à la gueule et au sexe ayant résisté au rétrécissement, à la peau tendue pour formater l’obésité, mu par des pulsions qui ont pris dans sa tête la force de convictions, autorégulant sa température dans un atroce bruit de halètement masturbatoire, préférant flairer autrui plutôt que le rencontrer, c’est vous que je vois, dans l’innocence canine de votre stupidité. […]
À cause des excréments que votre roquet répand sur le trottoir, nous sommes tous obligés de marcher en regardant le sol, comme des chiens.
C’est pourquoi je vous demande, cher voisin, en dominant votre chien, c’est-à-dire en l’obligeant à poser culotte dans le caniveau, de cesser de nous dominer. »


 Le Secrétaire Pratique. Taride, 1920. Brochage à surveiller, sinon bon état. 25 euros

Jean-Luc Coudray, Lettres d’engueulade, nouvelle édition. L’Arbre vengeur, 2014. A commander ici

Chantons le (saint) Patron !

Est-ce la quintessence de « l’esprit gaulois » ?

L’Ami de la Famille, couplets pour fêtes patronales, naissances, anniversaires, convalescences, etc., publié en 1857, serait bien placé pour remporter une telle médaille.

Publié dans la collection Bibliothèque du chanteur, il voisine avec d’autres titres à faire rêver, comme :
Le Chansonnier national, dédié aux patriotes français
Le Chansonnier de l’hymen, couplets de noces et autres chansonnettes
Le Chansonnier des amis de la table et du vin
Le Chansonnier omnibus, recueil de couplets galants, satiriques ou plaisants
etc.

Son auteur, Ana-Gramme [!] Blismon, n’est autre que l’éditeur lillois Simon-François Blocquel [1780-1863].

Sa maison publie des livres de colportage, d’imagerie populaire, des almanachs, des livres de piété, des manuels scolaires, des récits de grands voyages. C’est le premier éditeur lillois de son époque. Certains de ses ouvrages paraissent en même temps à Paris chez Delarue, qui n’est autre que son beau-frère…

C’est le cas de L’Ami de la Famille…  qui présente des couplets dédiés au Saint Patron de chaque prénom.

Mais pas seulement.

Nous ne vous ferons pas languir plus longtemps avant d’en savourer deux extraits :

À une sourde le jour de sa fête

 Air : Les Dieux ne formèrent Lisette…

 Aimable sourde sans pareille,
Entends mes vœux pour ton bonheur ;
Lorsque le cœur parle au cœur,
On doit s’entendre sans oreilles.

Espère ; au siècle des merveilles
Il ne faut s’étonner de rien ;
Bientôt on trouvera moyen
De refaire aux sourds les oreilles.

En attendant, je te conseille
De patienter quelques jours ;
On entend de si sots discours,
Qu’il est bon d’y fermer l’oreille.

Un autre eût consacré ses veilles
À rimer sur chaque vertu ;
Pour abréger, à l’impromptu,
Moi je t’ai pris par les oreilles.

_ _ _ _ _ _

Couplet à Tonton, qui m’en demandait un.

Air : De la pipe de tabac…

Tonton, ta taille est très jolie ;
Tous tes traits, Tonton, sont charmants ;
Ton teint est la rose fleurie ;
Ton ton est des plus séduisants…
Mais faut-il donc qu’on te détaille ?
Un seul mot peut en dire autant :
Ton ton, ton teint, tes traits, ta taille,
En toi, Tonton, tout est tentant !

_ _ _ _ _ _

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BLISMON Ana-Gramme [BLOCQUEL Simon-François]

L’Ami de la Famille, couplets pour fêtes patronales, naissances, anniversaires, convalescences, etc

Paris, Delarue, sans date [1857, date BNF].
Un volume 11,5 x 7,5 cms. 288 pages.
Demi reliure. Dos à 5 nerfs, titre et fleurons dorés. Couverture originale conservée.
Quelques rousseurs sinon très bon état.

100 €

Bien dans ses meubles

Eugène Viollet-le-Duc [1814-1879] acquit la célébrité par ses restaurations de monuments historiques (Carcassonne, Vézelay, Notre-Dame de Paris, etc.), toujours spectaculaires, parfois contestées.

Mais il n’était pas seulement architecte : reconstruisant le contenant, il s’intéressait également au contenu.

En témoigne son Dictionnaire raisonné du mobilier français de l’époque carlovingienne à la Renaissance, dont les six volumes mirent  17 ans à paraître, de 1858 à 1875, treize années séparant le second du premier.

Ce n’est pas un dictionnaire au sens traditionnel du terme : l’ouvrage est découpé en parties cohérentes, où l’on retrouve l’ordre alphabétique, mais aussi des traités historiques et techniques.

13340aAinsi la première partie, Les Meubles, se compose d’articles allant d’Armoire à Voile, suivis d’un Résumé historique ; d’une note sur la Vie publique de la noblesse féodale, religieuse et laïque ; d’une autre sur la Vie privée de la noblesse féodale, s’intéressant en particulier au mobilier des châteaux ; d’un texte traitant de la fabrication des meubles ; d’un autre à propos de la Vie privée de la haute bourgeoisie, et de son mobilier, bien sûr.

Le terme mobilier est partout entendu au sens large : non seulement les Meubles, mais aussi les Ustensiles ; l’Orfèvrerie ; les Instruments de musique ; les Jeux et Passe-temps ; les Outils ; les Vêtements, bijoux de corps, objets de toilette ; les Armes de guerre offensives et défensives (1), sont décrites, mais séparément.

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Heureusement, un index général clôt le dernier volume. On peut ainsi retrouver l’article concernant la Chifonie sans savoir au préalable qu’il faut le chercher dans la partie concernant les instruments de musique.

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L’ensemble laisse une très large place à la – parfois indispensable – illustration, souvent en couleurs, et forme un tout, à a fois détaillé et complet. Voyez par exemple les articles composant la partie alphabétique des Ustensiles : 13340f

Viollet-le-Duc se montre précurseur, en étant parmi les premiers à s’intéresser à la vie quotidienne et à ses outils :

  • « Pour connaître une époque, pour prendre une idée quelque peu exacte de ses habitudes, de ses mœurs, il ne suffit point de choisir, parmi les objets qu’elle nous a laissés, certains types rares et précieux, exceptionnels ; il est nécessaire de grouper les objets usuels, les vêtements ordinaires, les armes communes. […] Ce n’est pas par l’examen des objets de luxe que l’on peut juger une époque, mais au contraire par l’étude des produits les plus usuels. »

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(1) Le volume consacré aux armes de guerre se conclut par un traité de 52 pages consacré à La tactique des armées françaises pendant le Moyen-Âge….

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Dictionnaire raisonné du mobilier français de l’époque carlovingienne à la Renaissance. 6/6. Édition Originale.

Paris, Bance, Veuve Morel, 1858, 1871, 1872, 1873, 1874, 1875.
Six volumes 23 x 16 cms. 437 + 532 + 476 + 506 + 498 + 488 pages.
Nombreuses illustrations in et hors texte, noir et couleur.

Tome I : Meubles. Tome II : Ustensiles – Orfèvrerie – Instruments de musique – Jeux, Passe-temps – Outils, outillages. Tomes III et IV : Vêtements, bijoux de corps, objets de toilette. Tomes V et VI : Armes de guerre offensives et défensives. Table générale au tome VI.

Pleine reliure blanche jaunie avec pièces de titre rouges. Tranches rouges. Quelques rousseurs, un peu plus prononcées aux tomes I et II, qui ont également des mors plus fragiles.

Bon état global.

360 €

S’acquitter avec « adresse, élégance et économie » du rôle de maître ou de maîtresse de maison

C’est l’objectif fièrement affiché par cette Encyclopédie de la vie pratique en trois volumes et 2400 pages.

L’auteur, qui œuvre sous le pseudonyme de Comtesse de Gencé, en est Marie-Louise Blondeau-Pouyollen [1872-1951?].

Elle avait deux cordes à son arc :
D’une part la traduction littéraire : celle de Pinocchio, qu’elle publia en 1912, connut un grand succès.
D’autre part, la rédaction d’ouvrages pratiques, comme : Pour faire soi-même ses chapeaux ; Le Cabinet de toilette d’une honnête femme ; Code mondain de la jeune fille ; L’Art d’amuser et de s’amuser.

Ces trois volumes de lEncyclopédie de la vie pratique sont à la fois livre de recettes, manuel de jeux de société, guide de jardinage, traité de couture, mémento de pharmacie…

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Avec eux, vous saurez enfin comment :

  • Raviver les couleurs éteintes ; empêcher la buée de se former sur les vitres ; entretenir le cuir ; confectionner une colle d’amidon ; faire une boutonnière ; nettoyer les différentes sortes de tissus; enlever les taches de boue, de lait, de goudron, de sueur ou de sang ; nettoyer les gants ; enlever une tache de roussi due au repassage ; coudre une chemise de jour, de nuit ; broder un point d’ornement pour la lingerie ; faire un ourlet ; réparer un portemanteau.
  • Conserver le lait ; composer le menu d’un déjeuner d’amis ; d’un grand déjeuner (mariage ou première communion) ; d’un dîner de famille ; découper les différentes sortes de viande ; réaliser toutes sortes de recettes (il y en a plus de 300 pages…) ; choisir les vins – et aussi les infusions.
  • Saluer différemment selon que vous êtes tête nue ou en chapeau, que le salut est destiné à une dame ou à un groupe d’amis ; organiser les fêtes de famille, les baptêmes [y compris les « baptêmes israélites », en fait la cérémonie de circoncision] ; vous habiller pour aller en visite ; entretenir une correspondance ; choisir entre envoyer un bouquet ou un cadeau ; jouer, seul ou en société, en intérieur ou en plein-air [près de 200 pages de règles de jeu] ; faire des exercices sportifs et corporels ; briller dans la conversation [près de 300 pages de « culture générale »] ; organiser votre bibliothèque, et quels livres y placer [plus de 30 pages de bibliographie] ; comprendre les rudiments du Droit.
  • Cultiver en plein champ des céréales, des légumineuses ou des plantes textiles ; élever cheval, bœuf, veau, vache, cochon, couvée, canard, lapin ; traiter ses ruches ; faire son beurre ; entretenir un jardin potager ; connaître le calendrier du jardinier ; élever des arbres fruitiers ; cultiver fleurs et arbustes ; connaître les principes d’hygiène, de coquetterie et de beauté ; diagnostiquer et soigner les principales maladies.

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Ce n’est là qu’un aperçu, comme vous pourrez le constater en parcourant le sommaire détaillé, qui figure tout à la fin de cet article.

Le ton est direct, précis, concret. Quelques exemples :

  • « Il ne faut pas emménager dans une maison à moitié prête. Vous avez signé le bail, malgré tout, la maison ne sera pas prête à vous recevoir tant que vous n’aurez pas constaté que les travaux promis ont été exécutés minutieusement. Si vous vous installiez avant, vous risqueriez de ne plus trouver chez le propriétaire, pour peu qu’il fût lunatique, le même empressement et la même complaisance à vous donner satisfaction. On n’est jamais aussi sûr de la parole des gens que lorsqu’ils l’ont tenue. »
  • Conseils pour le chauffage au bois : « il convient d’acheter la moitié du combustible nécessaire en bois neuf de chêne, un quart en bois flotté, et le reste en bois de chaume ou de hêtre. Ces deux dernières sont à placer sur le devant du feu [est joint un tableau sur la puissance calorique des différentes espèces de bois] »
  • « L’inconvénient de l’électricité, c’est que sa lumière trop crue blêmit la physionomie humaine, fatigue à la longue la vue. On peut y remédier en tamisant la lumière au moyen de lampes ou ampoules teintées, ou voilées de taffetas. […] Multipliez les prises de courant et les interrupteurs, de façon à avoir une lampe à votre portée partout où vous vous trouvez. Cette précaution, qui paraît coûteuse en apparence, sera compensée par de sérieuses économies lorsque vous aurez pris l’habitude de fermer l’interrupteur à votre portée dès que vous n’aurez plus besoin de lumière. »

Sans doute un dixième du contenu a-t-il vieilli, comme le Droit ou les règles qui président à la Correspondance, mais tout le reste est toujours actuel, car en quelque sorte immuable…

Nota : cet ouvrage, à la différence des autres du même auteur, semble inconnu à la BNF

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08016_1DE GENCÉ Comtesse

Encyclopédie de la vie pratique. 3/3

Paris, Librairie Nationale des Beaux-Arts, sans date (circa 1920). 3 volumes 21,5 x 14 cms. 804 + 863 + 931 pages. Illustrations in et hors texte.
Reliure percaline éditeur bordeaux. Dos lisse à titre doré. Auteur, titre et monogramme de l’éditeur repris sur les premiers plats.
Coiffes un peu frottées, ainsi que le premier plat du premier volume. Un mors du premier tome à surveiller. Texte sans rousseurs.

75 € + port

Sommaire détaillé :

TOME I
L’HABITATION
– Pour bien choisir son habitation
– L’aménagement pratique et le mobilier de bon goût
– Organisation et moyens de chauffage
– L’éclairage
– Pour rendre l’habitation agréable
– Les limites du luxe et le budget domestique
– L’organisation du service et les serviteurs
– Assainissement des locaux
– Entretien du mobilier et recettes ménagères
– La garde-robe et l’entretien des vêtements
– La lingerie – apprêt et entretien du linge
– Couture et modes
– Les petits talents de la maîtresse de maison : arts féminins
– L’Industrie à domicile – Outillage
ALIMENTATION
– Service et luxe de table
– Ce que la cuisinière doit avoir sous la main
– Les aliments de chaque jour : pain, lait, beurre, graisse, oeufs
– Approvisionnement et traditions culinaires de la maison
– L’art de couper et présenter les mets
– Les potages
– Les hors-d’œuvre et les garnitures
– Les œufs
– Les sauces
– Viandes de boucheries : le bœuf
– Viandes de boucheries : le veau
– Viandes de boucheries : le mouton
– Le porc et la charcuterie
– La volaille
– Le gibier
– Les poissons
– Crustacés, mollusques et coquillages
– Les légumes et les pâtes
– Fromages et laitages
– Les fruits
– Entremets et plats sucrés
– Pâtisserie, confiserie
– Les conserves et les confitures
– Infusions chaudes et rafraîchissements
– Les clefs de la cave

TOME II
SAVOIR-VIVRE
– Notions usuelles de politesse
– Politesse et usages en famille
– Les naissances
– Mariages
– Décès et deuils
– Obligations de la vie en société
– Visites et réceptions
– Les repas
– Bals, soirées, parties de plaisir
– L’Hospitalité
– Conversation et correspondance
– Souvenirs et cadeaux
JEUX ET SPORTS
– Jeux de calcul
– Jeux de hasard
– Jeux d’adresse
– Jeux de cartes
– Jeux de salon et petits jeux
– Jeux de plein air
– Sports pédestres et exercices corporels
– Cyclisme, automobile, aviation
– Sports nautiques
– Sports hippiques
– Athlétisme, escrime
– Sports d’hiver
– Le tourisme et les beaux voyages
LES ORNEMENTS DE L’ESPRIT
– Les grandes époques
– Chronologie historique
– Notions pratiques des Beaux-Arts
– Les livres de la bibliothèque
– DROIT ET LÉGISLATION USUELS
– Les droits du citoyen
– Souveraineté nationale et organisation française
– La famille
– Les biens et la propriété

TOME III
LA VIE RUSTIQUE
– Le bien-être à la campagne
– La valeur de ce qu’on possède
– Comment on accroit son bien
– Le château et la villa
– La ferme
PRODUITS DU SOL ET GRANDE CULTURE
– L’outillage du cultivateur
– Le calendrier agricole
– Nature du sol, engrais et améliorations
– Les prairies et les plantes fourragères
– Culture des céréales
– Culture des légumineuses, racines et tubercules
– Plantes oléifères et condimentaires
– Plantes textiles, tinctoriales et diverses
– La vigne et le vin
– La culture forestière
– Quelques industries agricoles
ANIMAUX DOMESTIQUES ET ÉLEVAGE
– Le cheval
– L’âne et le mulet
– Le bœuf et la vache
– Le mouton et la chèvre
– Le porc
– Apiculture
– Séricicuture
– Beurre et fromage
– Les petits animaux domestiques
– La pisciculture
LA BASSE-COUR
– Élevage des poulets
– Le dindon
– Le canard
– L’oie
– La pintade, le faisan, le paon, le cygne
– La perdrix et la caille
– Le colombier
– Les lapins
LE JARDINAGE – LÉGUMES ET FRUITS
– Le jardin potager
– Semis et procédés divers pour la multiplication des plantes
– La culture des légumes
– La culture forcée
– Le calendrier du jardinier-maraîcher
– Le jardin fruitier
– La taille des arbres fruitiers
– Les principaux arbres fruitiers
LE JARDINAGE – FLEURS ET ARBUSTES
– L’organisation du jardin d’agrément
– Les serres
– La culture des plantes
– Les arbrisseaux, arbustes et arbres d’ornement
– Le calendrier du floriculteur
– Les ennemis des plantes
LES AGRÉMENTS DE LA CAMPAGNE
– Le paysage et les sites
– La chasse
– La pêche
HYGIÈNE
– Principes d’hygiène quotidienne
– La toilette et l’hydrothérapie
– Recettes de coquetterie et de beauté
– Les régimes qui entretiennent et développent la santé
– L’hygiène de l’enfance
– Diagnostic et médication des principales maladies, des indispositions et des accidents
– Soins à donner aux malades
– La pharmacie à la maison