La bibliothèque souterraine de Daraya (Syrie)

200 mètres carrés à plusieurs mètres sous terre ; 11.000 volumes en provenance de librairies et d’habitants de cette ville de Syrie qui compta un jour 250.000 habitants ; 20.000 inscrits pour le prêt ; ouverture de 11 h à 17 h : c’est la bibliothèque souterraine de Daraya, ville réputée hostile au régime de Bachar El-Assad, et qui fut le théâtre en 2012 d’un des plus sanglants massacres de la guerre.

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images : agence EFE (Espagne)

Le 11 novembre, tu commettras l’adultère

On la connaît sous le nom de Wicked Bible, ou Bible Perverse, Vicieuse. Datée de 1631, cette réédition de la Bible du roi Jacques émane des imprimeurs Robert Barker et Martin Lucas, travaillant pour la cour royale. Sauf que les deux bonshommes ont laissé passer dans le texte une double coquille : « Tu ne commettras point l’adultère », est devenu ainsi « Tu commettras l’adultère »

wicked Bible

Condamnés tous deux à 300 £ d’amende, ce qui représentait à l’époque une année de salaire, et sanctionnés lourdement – ils perdirent leur statut du fait de la Chambre étoilée, sorte d’Inquisition d’outre-Manche – les deux hommes furent littéralement mis au rebut. 

L’histoire a retenu, entre autres interprétations qui ne feraient pas référence au Diable, qu’un rival des deux imprimeurs aurait tenté de leur nuire – et y serait magnifiquement parvenu. 

Originellement, un millier d’exemplaires sortirent des presses, et l’erreur ne fut découverte qu’une année plus tard : preuve donc que l’on lisait et relisait avec attention le passage en question : Exode, 20, 14

Il n’en resterait plus que 10 exemplaires dans le monde, dont un à la New York Public Library, et un autre à l’université de Cambridge. Bonhams mettra en vente l’une de ces copies, « infâmes et très rares », le mois prochain. Estimation : entre 10 et 15.000 £. Rendez-vous le 11 novembre pour enchérir.

Source : Actuallité

Des différents types de livres

Livres apocryphes : ce sont ceux qui sont exclus du rang des canoniques, ou faussement attribués à certains auteurs.

Livres authentiques : l’on appelle ainsi ceux qui sont véritablement des auteurs auxquels on les attribue, ou qui sont décisifs et d’autorité ; tels sont parmi les livres de Droit, le Code, le Digeste.

Livres auxiliaires : sont ceux qui quoique moins essentiels en eux-mêmes, servent à en composer ou à en expliquer d’autres, comme dans l’étude des lois, les livres des instituts, les formules, les maximes, etc.

Livres élémentaires : on appelle ainsi ceux qui contiennent les premiers et les plus simples principes des sciences ; tels sont les rudiments, les méthodes, les grammaires, etc., par où on les distingue des livres d’un ordre supérieur, qui tendent à aider ou à éclairer ceux qui ont des sciences une teinture plus forte.

Livres de bibliothèque : on nomme ainsi des livres qu’on ne lit point de suite, mais qu’on consulte au besoin, comme les dictionnaires, les commentaires, etc.

Livres exotériques : nom que les savants donnent à quelques ouvrages destinés à l’usage des lecteurs ordinaires ou du peuple. Lire la suite

Italie : Un sénateur proche de Berlusconi avait volé des milliers de livres rares

Près de 20.000 livres anciens, pour une valeur marchande de quelques millions d’euros, ont été saisis par la police. Une action menée par la Cour de justice de Milan, dans le cadre d’une enquête, a conduit à cette découverte. Les œuvres étaient datées entre le XVe et le XIXe siècles.

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[Dell’Utri trouvera-t-il un Mérimée, comme Guillaume Libri avait trouvé le sien ?]

Homonymie universitaire

Ivres de livres : ivresse sensuelle et vertige de la possession chez les bibliophiles du XIXe siècle

Résumé : Cette étude a pour ambition d’interroger le concept d’« ivresse livresque » en lien avec les pratiques bibliophiliques du XIXe siècle, afin d’en révéler les ambiguïtés : si, d’un côté, la jouissance matérielle procurée par l’objet-livre risque d’enfermer le collectionneur dans une logique stérile d’accumulation, elle est également susceptible de déboucher sur une réflexion d’ordre littéraire et poétique, qui investit l’écriture d’un pouvoir évocateur apte à prolonger et magnifier la contemplation du livre.

Remarquable article de Marine Le Bail (Université Toulouse II-Jean Jaurès), et pas seulement du fait de son homonymie, loin de là :

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01084721/document

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Le marketing de la pénurie : une invention du XVIIIe siècle

La firme Apple est célèbre par sa capacité à créer l’attente, voire l’impatience des consommateurs, envers ses nouveaux produits.

Dernier témoignage : le lancement de l’iPhone 6, qui a donné lieu, dans le monde entier, à des queues phénoménales devant les Apple Sores.

source : Le Figaro.fr 19 septembre 2014

source : Le Figaro.fr 19 septembre 2014

Mais cette technique élaborée n’est pas du tout une invention de Steve Jobs : elle était déjà pratiquée par les Jésuites de Trévoux, rédacteurs du célèbre Dictionnaire Universel Français et Latin…, plus connu sous le nom de Dictionnaire de Trévoux.

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On lit dans la Préface à la deuxième édition, parue en 1740 : « La première édition du Dictionnaire de Trévoux fut reçue si favorablement en France et dans les Pays étrangers au commencement de ce siècle, et débitée si promptement, que l’on ne fut pas longtemps sans en souhaiter et sans en demander une autre. On crut qu’il ne fallait pas rassasier si tôt cette faim, qu’il était bon de la laisser croître. [.. .] »

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La seule différence avec notre siècle est le rythme : pas moins de 36 ans séparent notre édition de la première…