Petits coups d’oeil chez les voisins (3) : Le bateau de Sébastien

Brant_par_DurerSébastien Brant naquit en 1457 à Strasbourg dans une famille de la moyenne bourgeoisie. Il fit des études de droit civique et canonique à l’université de Bâle, dont il devint professeur, puis doyen. Il y ouvrit un cours de poétique, et se mit à composer lui-même, d’abord en latin, puis en langue vernaculaire.

Revenu en 1500 dans sa ville natale, il devint bientôt Chancelier municipal de cette ville libre de l’empire germanique. Il occupa cette fonction jusqu’à sa mort, en 1521.

La première édition de sa Nef des fous est publiée à Bâle en 1494, illustrée de gravures attribuées à Dürer.

Traduit plusieurs fois en latin, adapté en français, imité en anglais et en flamand, ce sera le livre le plus lu au XVe siècle, après la Bible, avant qu’il ne tombe dans l’oubli jusqu’au XIXe siècle.

Chaque chapitre brocarde un aspect de la folie humaine : l’ivrognerie, l’avarice, le blasphème, l’ingratitude, la brutalité, la médisance, la manie des livres, etc.

Brant en a trouvé pas moins de 112, et consacre un chapitre, un Chant à chacun, avant que tous les fous – entendez les pécheurs – ne se retrouvent dans une nef qui fait voile vers l’Île de la folie.

GRAVURE_NEF_1Ce poème satirique de plus de 7000 vers octosyllabiques, aux rimes par paires ou par triplets, est rédigé « en une langue vigoureuse et pittoresque qui se situe entre le moyen-haut-allemand tardif et le nouveau-bas-allemand précoce, et qui est farcie de régionalismes alémaniques puisés dans le vieil alsacien d’alors. » (Raymond Matzen)

L’ordre des chapitres n’obéit à aucun plan. Brant prend les défauts humains tels qu’il les observe, en tire un poème, un Chant, puis passe au suivant.

Parce que nous sommes tous fous :

Car il n’est aucun homme
qui n’ait une fêlure
et personne non plus
qui puisse oser prétendre
être entièrement sage
sans la moindre folie. (Prologue)

C’est fou d’oser prétendre
n’avoir aucun défaut,
mais le propre du fou
est de se croire un autre
que ce qu’il est vraiment. (Chant 29)

L’OBJET DU LIVRE

Brant veut que sa galerie de fous soit un miroir dans lequel tout un chacun pourra en partie se reconnaître et, dès lors, s’amender, se redresser. Car pour lui, la folie est l’oubli de la loi et de la règle de Dieu. Il ne songe pas au ridicule de certains travers, il songe avant tout – voire uniquement –  au péché.

Ce livre est destiné
à tous vous exhorter
à suivre le chemin
utile et salutaire
qui mène à la sagesse,
à la saine raison
et aux mœurs honorables,
ainsi qu’à mépriser,
haïr et fustiger
folie, aveuglement,
manie, égarement
en tous lieux, toutes races
et toutes conditions. (Adresse au lecteur)

Honiger_108

LE CONTEXTE

Tout va mal :

Le monde est dans le noir,
et va tête baissée
tout droit dans le péché.
Les rues grouillent de fous
qui battent la campagne,
mais nul ne reconnaît
qu’il mérite ce nom.
C’est pourquoi en ce jour,
Je cherche à équiper
toute une armée navale
pour les embarquer tous. (Prologue)

Le monde est hypocrite,
plein de déloyauté. […]
La ruse et l’imposture
sont partout à l’affut ! (Chant 33)

Bien entendu, jadis c’était l’âge d’or :

Les princes autrefois
étaient des hommes sages
et les ministres d’âge
remplis d’intelligence
et riches d’expérience ;
à cette époque-là,
le scandale et la honte
trouvaient leur punition,
et la paix s’étendait
et régnait dans le monde. […]
Et dans l’avenir proche,
ce sera pire encore :
la plus grande folie
s’allie à la violence. (Chant 46)

On ne respecte plus
la sagesse d’antan,
quant à l’honnêteté,
elle est à la ferraille. (Chant 83)

C’est pourquoi aujourd’hui
on voit monter les prix,
tout est beaucoup plus cher
que dans le bon vieux temps. (Chant 93)

Et les lendemains ne chantent pas :

J’ai bien peur que demain
les choses ne soient pires
et que notre avenir
se fasse encor plus noir. (Chant 88)

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COMMENT FAIRE PASSER LE MESSAGE ?

La Nef des fous peut faire l’objet d’une double lecture : remplie d’images et de comparaisons facilement compréhensibles par le peuple, elle est également prodigue en exemples tirés de la mythologie grecque et latine, que seuls les lettrés peuvent apprécier, par exemple :

Tout ce dont Adonaïs
a gratifié les autres
fut aussi son salaire.
Bérillus dut hurler
dans le taureau d’airain
qu’il avait fait construire
à de tout autres fins.
Le même sort guetta
Busiris et Diomède
ainsi que Phalaris. (Chant 69)

Quelques perles à savourer :

Qui trop longtemps se mouche
finit par en saigner. (Prologue)

Quand on ne réfléchit
qu’après avoir agi
on a l’air de servir
moutarde après dîner. (Chant 12)

C’est moi qui suis Vénus
aux fesses inflammables. (Chant 13)

Celui qui veut scier
au-dessus de sa tête
fait pleuvoir la sciure
qui lui tombe dans l’œil. (Chant 19)

Celui qui prétendrait
mettre des gants aux chiens
et empêcher les oies
de s’en aller pieds nus… (Chant 24)

… Se louer soi-même,
c’est puer de la bouche. (Chant 46)

L’infortune croît
comme une chevelure
chaque jour à chaque heure. (Chant 56)

Aucune eau ne s’écoule
d’une citerne vide
tant qu’on ne l’a remplie. (Chant 59)

Que serait une crotte
si elle ne puait ? (Chant 67)

Quant à moi je voudrais
que tous ces chamailleurs
portent, plantée au cul
une carde pointue. (Chant 71)

Ils se laissent aller
à leurs anciens péchés
tout comme fait le chien
qui retourne au vomi. (Chant 84)

Quand on jette un gros os
sur la meute des chiens,
celui qui est touché
est le seul à glapir. (Chant 110)

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LA SOCIÉTÉ

La folie n’est pas l’apanage des individus, elle touche aussi la société.

En politique :

Mais la domination
gardée par la violence
ne dure pas longtemps.
Là où manque l’amour
et la faveur du peuple,
les soucis sont immenses
et les joies bien petites. (Chant 37)

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La plus grande folie
régnant de par le monde,
c’est d’honorer l’argent
bien plus que la sagesse […]
Malheur à tous les riches
se bouchant les oreilles
aux cris d’appel du pauvre. (Chant 17)

Et en économie :

Souvent on perd sa place ;
pour travailler moins cher
on se voit obligé
avec sa camelote
de montrer son derrière
à sa ville natale. (Chant 48)

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MISOGYNIE

Brant fait preuve d’une misogynie forcenée, et il n’a pas peur d’insister lourdement :

Car il y a aussi
beaucoup de femmes folles […]
[aux] robes découpées
qui ne peuvent cacher
leurs gros bidons de lait […]
on croirait à les voir
approcher un taureau. (Prologue)

Celui qui fait confiance
aux femmes qu’il fréquente
échaude sa conscience. (Chant 13)

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Vouloir garder la femme
qu’on a pu acquérir
serait vouloir garder
un vol de sauterelles
qui sautent au soleil,
ou bien remplir un puits
en y vidant des cruches. (Chant 32)

Raconter à sa femme
ce qui doit être tu
tient de la folie pure. (Chant 51)

Mieux vaut vivre au désert
qu’avec une mégère. (Chant 52)

Voilà qui plaît aux femmes,
qui ne font rien sans glace ;
jusqu’à ce que leur voile
soit posé sur leurs bouches,
qu’elles soient pomponnées,
attifées et parées,
toute une année se passe. (Chant 60)

Une femme devient
bien vite une vraie pie
aimant par dessus tout
clapoter de la langue
sans trêve jour et nuit. (Chant 64)

interligne_1PRÊTRES ET MOINES

L’une de ses cibles principales est l’état de l’Église à son époque, terreau sur lequel poussera la Réforme.

Que mes yeux se remplissent
de larmes d’amertume
à voir la foi chrétienne
décliner dans la honte. (Chant 99)

Je dis en vérité
que ni juifs, ni païens,
ni gitans ou tartares
n’ont autant d’infamie
dans leurs propres pratiques
que nous autres chrétiens
qui sommes si fiers de l’être
et le prouvons si peu
par nos œuvres pieuses. (Chant 110 b – rajouté dans l’édition de 1495)

Que ce soit la décadence des offices :

Je ne connais sur terre
pas de plaisanterie
égale en gravité
aux danses introduites
à la première messe. (Chant 61)

Tout le long de l’année
les bavards installés
dans le chœur de l’église
débattent […] (Chant 91)

Honiger_103

Le comportement des prêtres :

On ne tient la prêtrise
qu’en très médiocre estime,
et c’est pourquoi on trouve
dans la jeune prêtraille
tant de singes et d’ânes
pour s’occuper des âmes,
auxquels on n’oserait
confier sa propre vache. (Chant 73)

Et surtout les curés
devraient bien s’abstenir
de jouer à l’auberge. (Chant 77)

Et celui des ordres réguliers :

… Et tous les faux jetons
qui peuplent le clergé :
les moines et béguines
et les frères convers,
tous ces loups dévorants
s’habillent en bergers. (Chant 102)

Mais curieusement, il défend les Indulgences :

La foi repose en tout
sur trois grands fondements :
L’Écriture et le dogme,
avec les indulgences
dont aujourd’hui personne
ne fait plus aucun cas. (Chant 103)

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DIEU

Brant a une conception de Dieu fort austère, voire terrible. D’une certaine façon, elle annonce le Calvinisme et n’aurait pas refusé la notion de prédestination :

Dieu ne plaisante pas. (Chant 2)

Celui qui croit que Dieu
n’est que miséricorde
sans être justicier
n’a pas plus de raison
qu’une oie ou un cochon. (Chant 14)

Comment peux-tu, ô fou,
oser critiquer Dieu,
alors que ton savoir
est pour lui dérisoire ? (Chant 28)

Dieu est le débiteur,
car il ne nous doit rien. […]
Dieu à qui tout revient
sait bien ce qui convient
pour chacun des humains. […]
S’il l’avait jugé bon,
il aurait fait de nous
des roses parfumées,
mais il a préféré
mélanger les chardons
afin que l’on sentît
le poids de sa justice. […]
Ne vous mêlez donc pas
de régler l’omniscience
de Dieu, ni l’ordonnance
des dons de la Providence.
Fais tout ce que tu dois
sans te soucier du reste. (Chant 57)

Honiger_37_coloré

Même si Dieu t’épargne
pendant un certain temps,
il te fera ton compte :
en te laissant le temps
d’accumuler tes fautes,
il renforce ta peine :
tu paieras d’un seul coup
tout l’arriéré de dettes. (Chant 86)

Le nombre des péchés
et celui des années
pour chacun est fixé. (Chant 86)interligne_2

AU FAIT, QU’EST-CE QUE LA SAGESSE ?

Le contraire de la folie, tant dénoncée par Brant, est la sagesse. Mais il a autant de peine à définir l’une et l’autre. En fait, il se contente de les nommer.

Puisque beaucoup de fous
devront faire naufrage,
que la sagesse soit
pour nous notre rivage,
notre havre d’accueil,
et que chacun de nous
se saisisse de rames
et sache où est le port. (Chant 108)

Celui qui joint ensemble
vertu avec sagesse
nagera fort à l’aise
tout nu jusqu’au rivage. (Chant 109 et dernier de la première édition)

Et il ne craint pas de parfois se contredire :

Sagesse, intelligence,
la force ou le pouvoir,
ne comptent devant Dieu. (Chant 2)

Car Dieu a dit à l’homme :
« À celui qui sur terre
a vécu en sagesse
on voudra rendre hommage
jusqu’à la fin des temps. » (Chant 11)

ALORS, COMMENT FAIRE POUR SE DÉTACHER DE LA FOLIE ?

Si nous mettons bout à bout l’ensemble des conseils de vie répartis dans son texte, voici ce que cela donne :

Ne pas voyager

Beaucoup s’en vont au loin
explorer l’univers
qui n’ont jamais pensé
à s’explorer eux-mêmes. […]
Celui qui n’a en tête
que de lointains voyages
ne peut pas servir Dieu
autant qu’il le devrait. (Chant 66)

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Rester chez soi, à cultiver son jardin

Un sage reste au sec
chez lui, à la maison
et tire la leçon
de ce qui nous arrive. (Chant 66)

Ne se faire ni prêtre ni moine

Si chacun comme lui
devait porter la bure
au couvent des Chartreux,
qui ferait les enfants ? (Chant 105)

Retrouver l’état de nature

Décriée aujourd’hui,
rejetée, sans valeur,
la pauvreté jadis
était l’objet d’envie
et entourée d’honneurs
au temps de l’âge d’or. (Chant 83)

Attendre et voir

Le jugement de l’hommeattendre et voir
ne fait que s’égarer
en voulant calculer
ce qu’on ne connaît pas :
alors qu’on ne sait pas
se mesurer soi-même,
on prétendrait comprendre
ce que personne au monde
n’avait jamais pu voir. (Chant 66)

S’introspecter

Voilà comment le sage
s’examine lui-même
en acte et en parole,
passant tout en revue
du matin jusqu’au soir. (Chant 112 et dernier – rajouté dans l’édition de 1495)

Décider seul

Qui se fait un devoir
de vivre saintement
ne doit pas écouter
les propos de chacun
et doit rester de fer
dans ses résolutions
sans se laisser séduire
par les chansons des fous. (Chant 41)

Tout en restant méfiant

Méfie-toi constamment
de l’anguille sous roche ! (Chant 69)

N’être ni compatissant ni charitable

Celui que sa lubie
a poussé dans les flammes,
qui de gaîté de cœur,
se jette dans un puits,
s’il s’y noie pour de bon
n’a que ce qu’il mérite. (Chant 45)
[La vignette de Dürer illustrant ce Chant dans la première édition, portait en titre : « C’est bien fait pour lui »]

Être triste

Car celui qui n’aspire
qu’à s’égayer longtemps
en ce monde qui n’est
qu’une vallée de larmes,
où les plaisirs sont courts
et les chagrins durables
ne fait pas autre chose
qu’étaler sa folie. (Chant 43)

Se préparer à la mort

Nous tous sur cette terreStimmer_la_mort
nous sommes égarés
pour n’avoir point pensé
qu’un jour la mort viendra. […]
Nous sommes de grands fous
à ne jamais songer
à nous y préparer
tout le long des années
que Dieu nous donne à vivre
pour apprendre à mourir. (Chant 85)

En espérant qu’elle vienne bientôt

Nul ne s’en va trop tôt
vers la vie éternelle.
Parfois c’est un bienfait
qui vous tire d’affaire
que d’être rappelé
et d’être délivré. (Chant 85)

Et, entre-temps, rester dans sa folie…

Que chacun se contente
de sa médiocrité
et qu’il ne cherche pas
à l’augmenter encore. (Chant 94)

… en prenant exemple sur quelques animaux

Quatre êtres minuscules
se voient sur cette terre
plus sages que les hommes :
la fourmi qui travaille
sans ménager sa peine,
assurant sa provende ;
la gerboise qui gîte
sur le haut des rochers ;
la libre sauterelle
qui n’élit pas de roi
mais s’en va en bon ordre
conquérir le pays ;
le lézard qui chemine
en marchant sur les mains,
mais qui entre sans gêne
dans les palais des rois. (Chant 106)

GRAVURE_NEF_1

En fait, si comme le dit Brant,

Malheur au malheureux
qui voit ses vœux comblés. (Chant 26)

Faut-il qu’il soit bien naïf pour s’étonner que

… les hommes,
hier autant qu’aujourd’hui
préfèrent la folie.

 


Toutes les citations sont tirées de la magnifique et inégalable traduction de Madeleine Horst, parue en 1988 aux Éditions de la Nuée-Bleue


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06224_5GEILER, BRANT, HÖNIGER VON KÖNIGSHOFFEN, STIMMER

Welt Spiegel, oder Narren Schiff, darinn, aller Standt, schandt und laster… gleich als in einem Spiegel gesehen und gestrafft werden : alles auf Sebastian Brands Reimen gerichtet. Aber, mit vil andern… Lehren… Sampt gewisser Schellen abtheilungen… Weilandt, durch den hochgelerten Johann Geyler… in lateinischer sprach beschrieben, jetzt aber mit sonderm fleisz ausz dem Latein inn das recht hoch Teutsch gebracht, unnd erstmals im Truck auszgangen. Durch Nicolaum Honiger von Tauber-Konigshoffen

[Sébastien BRANT, La Nef des fous, traduite par Höniger de Königshoffen, illustrée de vignettes par Tobias Stimmer, et suivie des Sermons de Jean Geiler de Kaysersberg]

Bâle, Sebastian Henricpetri, 1574. Un volume 16,5 x 10 cms. [XII]-800-[2] pages (numérotation par feuillet). Vignettes de Tobias Stimmer. Pleine reliure vélin postérieure. Dos lisse et muet. Tranches rouges. Page de titre manquante. Bas des pages un peu sali, traces de mouillures en marge supérieure des 20 derniers feuillets, sinon bon état.

3500 €

7 commentaires sur “Petits coups d’oeil chez les voisins (3) : Le bateau de Sébastien

  1. Très belles citations. A propos de l’Eglise vous auriez pu citer aussi ces vers qui attaquent carrément Saint Pierre:

    «J’ai bien peur que le bateau n’arrive plus à terre
    Le bateau de St. Pierre tangue beaucoup
    Il risque même de sombrer corps et biens
    Les vagues battent de tous côtés

    On interprète la Sainte Ecriture
    Complètement de travers

    Excusez-moi pour ce que je vais vous dire:
    C’est l’Antéchrist qui mène le grand navire!»

    • ivresdelivres dit :

      Le problème, c’est qu’il faudrait tout citer !

      Je vous recommande chaudement la traduction de Madeleine Horst qui traduit ainsi ces passages du Chant 103 :

      « La barque de saint Pierre
      ballotte sur les flots
      et j’ai peur d’un naufrage
      là-bas en pleine mer,
      les vagues déchaînées
      battent contre ses flancs,
      la tempête et l’orage
      grondent tout alentour.

      Les Saintes Ecritures
      sont toutes déformées
      et disent autre chose
      que lorsqu’elles proviennent
      de lèvres véridiques.

      Les temps sont révolus,
      la fin des temps approche !
      Je crains que l’Antéchrist
      ne soit plus loin d’ici !

  2. Georgette Chevallier dit :

    Je crois, Monsieur, ne vous avoir jamais remercié pour cet envoi intéressant (comme tous ceux que vous envoyez) Merci donc et à bientôt par courriel. Georgette Chevallier

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