Qu’elles étaient belles, nos colonies !

Nous vous proposions récemment de devenir Bourgeois Campagnard. (ici)

Si vous ne vous êtes pas (encore) laissé tenter, voici une autre option à considérer : devenir Colonial.

03587_3« Sauf exception très rares, les carrières coloniales n’ont pas encore la faveur des familles. Elles sont persuadées qu’on ne peut guère vivre aux colonies sans compromettre irrémédiablement sa santé, sans se condamner à une mort prématurée.

Elles se représentent aussi l’existence qu’on mène dans ces contrées lointaines comme une lutte de tous les instants, au milieu d’hommes farouchement hostiles, nécessairement rebelles à notre autorité, toujours prêts à la révolte et plus ou moins cannibales.

Or, la réalité est fort éloignée de cette grossière image.

L’hygiène coloniale est aujourd’hui en possession de règles certaines qui permettent de faire aux colonies toute une carrière en gardant une fort belle mine.

Quant aux soi-disant « sauvages » qui entourent le colonial, ils n’ont vraiment rien d’effrayant, loin de là. Ce sont en général des gens paisibles, voire craintifs, qui sont maintenant tout à fait rassurés sur nos intentions et qui se rendent compte des avantages de notre présence.

La vie coloniale n’est donc pas ce cruel exil, ni cet enfer dont on menaçait jadis les mauvais garçons.

Elle n’est pas non plus, on ne saurait trop le répéter, cet exutoire des sociétés modernes que d’aucuns continuent à se représenter.

Il est vrai que, dans le passé, le recrutement du personnel colonial était assez mêlé  : on y trouvait à la fois des hommes de tout premier plan, et des déchets sociaux que la Métropole rejetait ou qui, d’eux-mêmes, allaient chercher dans ces mondes en formation la satisfaction des bas instincts. Mais ces temps-là sont révolus.

Au vrai, la colonisation, dans tous les domaines, a cessé d’être une aventure pour devenir une technique. Mais même aujourd’hui, la vie coloniale n’est pas faite pour les petits tempéraments, pour les timorés et les amateurs d’habitudes régulières : elle exige des âmes fortement trempées que la difficulté séduit. »

Georges Hardy, Directeur de l’École Coloniale

Cette envolée lyrique mise à part, les quatre volumes du Domaine Colonial Français sont l’ouvrage de référence sur le sujet, publié au moment de l’apogée de l’Empire français, avant que Simenon ou Conrad, pour ne citer qu’eux, n’écornent le mythe.

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03587_1[Collectif]

Le Domaine colonial français, suivi d’un aperçu général sur les colonies étrangères. Histoire, Industrie, Agriculture, mœurs, vie, coutumes, beaux-arts. 4/4

Paris, Éditions du Cygne, 1929-1930.
4 volumes 31 x 23 cms. 462 + 474 + 474 + 474 pages.
487 + 487 + 481 + 505 illustrations.
15 + 15 + 12 + 14 hors textes en couleurs.

Demi reliure à coins, dos à 5 nerfs, titre doré. État comme neuf.

Contient :

TOME I : Vue générale sur l’histoire de la colonisation française ; Les étapes et les principes actuels de l’organisation administrative des colonies françaises ; Le régime économique ; La politique coloniale de la France ; Les vieilles colonies [Martinique, Guadeloupe, Réunion, Établissements français des Indes, Guyane]

TOME II : Afrique du Nord (Algérie, Tunisie, Maroc) ; Afrique Noire (Afrique Occidentale Française, Afrique Équatoriale Française)

TOME III : Madagascar, Côte Française des Somalis, Indochine, Océanie, Saint-Pierre-et-Miquelon, Les Territoires et États sous mandat (Cameroun et Togo, Syrie et Liban) ; Les colonies étrangères (empire colonial britannique, colonies hollandaises, colonies belges)

TOME IV : Les Produits d’origine animale ; Les produits végétaux ; Les produits animaux ; Les Arts indigènes ; La Médecine aux colonies ; Le Commerce colonial ; Les Carrières coloniales.

Poids total 12 kgs.

140 € + port

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Sur le même sujet :

03207_1[Collectif]03207_2

Le Domaine colonial de la France, guide du voyageur et du colon dans les colonies françaises

Paris, Comptoir des publications coloniales du journal La Politique Coloniale, sans date (1893).

Un volume broché 17 x 11 cms. 216 pages. Nombreuses photographies in et hors texte.

Couverture récente en papier marbré. Couverture originale conservée.

Petit manque en marge des trois premières pages.

50€

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