Les animaux de Brehm

carte maximum BrehmLe XIXe siècle est celui de la vulgarisation scientifique de masse.

Le français Louis Figuier a vulgarisé avec talent la science mécanique, l’allemand Alfred Brehm a vulgarisé avec talent la zoologie et l’ornithologie.

Il publie en 1864 son encyclopédie La Vie des animaux illustrée, qui devint un succès éditorial et fit l’objet de plusieurs éditions.

D’un accès facile et clair, son ouvrage permet à tous les curieux de découvrir le règne animal des cinq continents, l’auteur s’appuyant sur les observations faites pendant ses voyages. Brehm souhaitait offrir deux niveaux de lecture :  un outil pour les savants, précis et scientifiquement rigoureux ;  mais aussi attractif et amusant pour instruire les néophytes.

Le plan de chaque tome est fixe : d’abord une présentation des caractères communs (anatomie, physiologie, etc.), puis, pour chaque animal : caractères particuliers, mœurs, habitudes et régime, distribution géographique, chasse, captivité, domestication, préjugés, maladies, usages et produits, ennemis naturels, etc.

L’adaptation française a été rédigée par des scientifiques, qui sont allés au-delà de la simple traduction : Henri-Émile Sauvage, titulaire de la chaire de zoologie au Muséum national d’histoire naturelle ; Jules Künckel d’Herculais,  professeur assistant d’entomologie au Muséum ; Zéphirin Gerbe, ornithologue.

Voici quelques curiosités recueillies dans le volume consacré aux Poissons :

  • Si l’ablette est peu estimée pour la table, elle est fort recherchée pour la matière nacrée qui entoure ses écailles, qui fournit le produit connu sous le nom d’essence d’Orient, employé à la fabrication des fausses perles.
    Les écailles dont détachées à l’aide d’un couteau, puis lavées et triturées pour en détacher leur pigment d’aspect métallique, qui se précipite au fond du vase sous la forme de particules microscopiques. On traite ensuite cette matière pulvérulente par l’ammoniaque pour l’isoler de tout ce qui pourrait rester de substance organique. Alors, avec de la colle de poisson, on forme de cette poudre une sorte de pâte facile à étendre sur le verre.
    Sous Henri IV, on fabriquait des globules de plâtre que l’on recouvrait ensuite d’une couche de cette substance qui imite si bien les perles. D’abord, on s’émerveilla à la vue de ces joyaux, mais bientôt quelle fut la désillusion ! La chaleur, la moiteur de la peau des belles dames pendant les soirées déterminaient un changement d’adhérence de la matière nacrée ; elle abandonnait le plâtre et s’attachait au cou, aux blanches épaules, en formant les dessins les plus incohérents. Les fausses perles étaient condamnées.
    Mais tout était oublié lorsqu’en 1680, un industriel du nom de Jacquin, eut la bonne pensée d’enduire avec de l’essence d’Orient de petites boules de verre, c’est-à-dire de confectionner les fausses perles à peu près comme on les confectionne aujourd’hui. C’était une industrie véritablement créée. Des fabriques s’établirent sur les rives de la Seine, de la Loire, de la Saône et du Rhône.

ablette

  • Les Romains n’aimaient pas le brochet, alors qu’il valait en Angleterre plus cher que le saumon.
  • On pense que le thon poursuit les poissons volants, alors qu’en fait il chasse surtout le calmar.
  • Il y a 45 espèces d’anchois, dont certaines vénéneuses. Les anchois vivent en bandes pressées. Leur pêche remonte à la haute antiquité. On faisait avec l’anchois une sauce que les Grecs et les romains désignèrent sous le nom de garum. Il était obtenu en exposant au soleil le vaisseau qui contenait les anchois en saumure. On les mettait dans un vase avec du vinaigre et divers condiments, en exposant le tout sur de la braise bien allumée jusqu’à ce qu’ils fussent fondus. Ces sauces servaient d’assaisonnement aux autres poissons, parfois même à la viande ; elles passaient pour exciter l’appétit et aider à la digestion.

anchois

  • Les anguilles, à la recherche d’eau pure, parcourent sur terre, pendant la nuit, des espaces parfois considérables. Avec ses mouvements de reptation, l’anguille se glisse en effet partout, de sorte qu’on peut en trouver jusque dans les conduites d’eau des grandes villes. Dans les courses que font les anguilles sur terre, elles prennent dans les prés des vers et des insectes, et vont jusqu’à manger les petits pois nouvellement semés, qu’elles aiment beaucoup.
  • La lamproie marine remonte les cours d’eau en s’attachant au corps d’autres poissons, comme le saumon ou l’alose, pour se faire transporter.
  • Les crabes les plus vulgaires subissent des changements de formes aussi curieux que ceux des insectes.
  • Le crabe terrestre des Antilles habite de juin à février dans un creux garni de feuilles mortes, à une ou deux heures de distance des côtes, il met un mois à muer vers septembre, et ne fréquente les rivages que de mars à mai.

crabes

Et auriez-vous su définir l’arête : « ossification des faisceaux tendineux qui séparent les différents muscles. » ?

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05524_4BREHM A.-E.,SAUVAGE H.-E., KUNCKEL D’HERCULAIS

Merveilles de la Nature : Les Poissons et les crustacés

Paris, Baillière, sans date [1885, date BNF]. Un volume 29 x 20 cms. 836 pages. 789 figures in texte. 20 planches hors texte.
Demi reliure, dos à 5 nerfs, pièces de titre et fleurons dorés.
Reliure frottée avec petits manques, intérieur en très bon état. Un cahier ayant un léger ressaut.

50 € + port

05521_4BREHM A.-E., GERBE Z.

Merveilles de la Nature : Les Mammifères, caractères, mœurs, chasses, combats, captivité, domesticité, acclimatation, usages et produits. 2/2

Paris, Baillière, 1895. Deux volumes 29 x 20 cms. [XI]-766 pages. 346 + 382 figures in texte. 38 planches hors texte Demi reliure, dos à 5 nerfs, pièces de titre et fleurons dorés.
Reliure frottée avec manques, un caisson arraché au tome II, dernier plat de ce tome détaché, rousseurs éparses à ce même tome II.

70 € + port

05522_4BREHM A.-E., KUNCKEL D’HERCULAIS

Merveilles de la Nature : Les Insectes, les myriopodes, les arachnides et les crustacés. 2/2

Paris, Baillière, 1882. Deux volumes 29 x 20 cms. [II]-720 + 820 pages. 2050 figures in texte. 36 planches hors texte.
Demi reliure, dos à 5 nerfs, pièces de titre et fleurons dorés. Reliure frottée avec petits manques, Très bon état intérieur.

80 € + port

05525_4BREHM A.-E.,SAUVAGE H.-E.

Merveilles de la Nature : Les Reptiles et les batraciens

Paris, Baillière, sans date [1889, date BNF]. Un volume 29 x 20 cms.[II]-726 pages. 524 figures in texte. 20 planches hors texte.
Demi reliure, dos à 5 nerfs, pièces de titre et fleurons dorés. Reliure frottée avec petits manques, intérieur en très bon état.

50 € + port

Cette entrée a été publiée dans Science.

4 commentaires sur “Les animaux de Brehm

  1. Landi dit :

    Bonjour,
    Je serais très intéresser d’acquérir les ouvrages de brehm.
    Faite vous le contre remboursement?
    Merci par avance.

    Mr Landi

  2. Anonyme dit :

    Bonjour,
    Merci de votre reponse rapide, et je suis d’accord pour les ouvrages qui reste.
    Pouvez vous attendre avant de m’envoyer les livres, la réponse définitive pour l’ouvrage sur les poissons.
    Merci par avance.
    Mr LANDI

  3. Perroud dit :

    Bonjour. Le lot de livre les mammifères est il toujours à vendre ?

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