Tout ce qu’un Gendarme devait savoir en 1930

« Le Dictionnaire des Connaissances générales utiles à la Gendarmerie renferme, classés par ordre alphabétique :
1° Le résumé des lois et de tous les règlements, décrets, circulaires, décisions, etc., intéressant l’arme ;
2° La définition de tous les faits qualifiés crimes, délits ou contraventions ;
3° L’explication des principaux termes employés dans l’armée et dans la marine ;
4° Des notions complètes d’hippologie ;
5° Une notice sommaire sur chaque département ;
6° Des notions générales sur la géographie des cinq parties du monde et des États de l’Europe avec des renseignements sur le recrutement et le service militaire des principales puissances ;
7° L’explication détaillée des mots principaux employés journellement et ayant trait aux connaissances vulgaires (géographie, arithmétique, géométrie, administration, droit usuel, sciences usuelles, etc. etc.) »

Petit florilège  :

  • Abeilles : Le propriétaire d’un essaim a le droit de le réclamer et de s’en ressaisir, tant qu’il n’a point cessé de le suivre ; autrement, l’essaim appartient au propriétaire du terrain sur lequel il s’est fixé.
  • Bal : Les gendarmes doivent surveiller les bals publics pour y maintenir le bon ordre et la décence ; mais ils doivent éviter d’y stationner trop longtemps.
  • Clé : Tout gendarme s’absentant de la résidence pour quelque motif que ce soit, remet la clé de son logement au chef de poste, sous enveloppe cachetée.
  • Débauche : Les maisons de débauche tolérées dans les villes ne sont pas placées sous la surveillance de la gendarmerie, qui ne doit y entrer que pour un motif bien déterminé de service.
  • Écrevisse : Les écrevisses ne peuvent être pêchées et doivent être rejetées à l’eau lorsqu’elles n’ont pas les dimensions suivantes, mesurées de l’oeil à l’extrémité de la queue déployée : pour les écrevisses à pattes rouges, 8 centimètres ; pour les écrevisses à pattes blanches, 6 centimètres.
  • manteau de gendarme 1930Forçat : La capture d’un condamné évadé d’un établissement pénitentiaire dépendant du ministère des colonies donne droit à une prime de 50 francs.
  • Grève : Le droit de grève est reconnu aux ouvriers sans difficulté. Il est, au contraire, absolument contesté aux fonctionnaires tels que les employés des postes ou les instituteurs. La gendarmerie doit signaler immédiatement à ses chefs les grèves qui viennent à se produire.
  • Hausse : La hausse du mousqueton de gendarmerie permet de tirer jusqu’à la distance de 2000 mètres.
  • Immondice : Ceux qui auront jeté imprudemment des immondices sur quelque personne seront punis d’une amende de 1 à 5 francs inclusivement, et en cas de récidive, d’un emprisonnement de trois jours.
  • Jeux : Le décret du 20 mai 1903 prescrit à la gendarmerie de conduire devant le maire ou le juge de paix ceux qui, dans les foires, marchés, fêtes ou cérémonies publiques, tiennent des jeux de hasard. Il n’y a dans le fait, qu’une simple contravention. Mais comme ceux qui tiennent ces jeux sont en général des nomades qu’il serait difficile de retrouver, il faut conduire ces individus devant le maire ou le juge de paix, qui décide s’il y a lieu de maintenir l’arrestation.
  • Larcin : Il est prescrit à la gendarmerie de saisir les individus qui sont surpris commettant des larcins de fruits ou d’autres productions d’un terrain cultivé. Il semble que cette mesure rigoureuse ne devra être prise que si les individus sont inconnus ou s’ils sont maraudeurs de profession.
  • Magnétiseur : Les devins et les magnétiseurs sont en général des escrocs qui exploitent la crédulité publique, et la loi les punit d’une amende de 11 à 15 francs qui peut aller jusqu’à 5 jours pour ceux qui expliquent les songes. Seront saisis et confisqués les instruments, ustensiles ou costumes des devins ou interprètes des songes.
  • Nourrice : Les femmes qui prennent des enfants en nourrice doivent en faire dans les trois jours la déclaration à la mairie, et celles qui refusent de recevoir le médecin-inspecteur sont passibles d’une amende de 5 à 15 francs, et d’un emprisonnement de 1 à 5 jours si le refus est accompagné d’injures.
  • Ouvrier : La qualité d’ouvrier est une circonstance aggravante du vol et de l’abus de confiance, lorsque ces détournements ont été commis dans la maison, l’atelier ou le magasin du maître chez lequel l’ouvrier travaillait habituellement.
  • Paille : La paille de couchage est due aux troupes campées, baraquées ou logées dans des locaux non pourvus de fournitures de couchage. La ration est de 5 kilogs de paille longue ou 7 kilogs de paille courte par homme campé ou baraqué, renouvelable tous les quinze jours.
  • Quarantaine : Le temps passé en quarantaine par les militaires ne compte pas dans la durée des permissions et congés. Les frais de quarantaine (France, Corse, Algérie, Tunisie) sont supportés, pour les passagers de droit, par le budget de la guerre.
  • Remonte : En administration militaire, on entend par remonte l’ensemble des chevaux qu’on fournit aux cavaliers qui en manquent. Dans la cavalerie, la remonte est pour les chevaux ce que le recrutement est pour les hommes.
  • Saltimbanque : Les maires ne doivent pas accorder aux saltimbanques titulaires d’une décoration ou médaille officielle, l’autorisation de paraître sur leurs tréteaux avec ces décorations.
  • Tournée : Chaque commune doit être visitée par la gendarmerie au moins deux fois par mois de jour, et une fois de nuit, et explorée dans tous les sens. Ces visites seront plus fréquentes dans les brigades munies de bicyclettes de l’État.
  • Uniforme : La résitance opposée à un agent de la force publique non revêtu de son uniforme ne constitue pas le délit de rébellion.
  • Vélocipède : Aucun vélocipède ne pourra être mis en circulation sans avoir été revêtu d’une plaque fournie par l’administration des contributions indirectes contre paiement d’une taxe. Les vélocipèdes seront munis d’autant de plaques qu’ils comportent de places. Pour les vélocipèdes à plusieurs places, la première plaque sera fixée sur le tube de direction, les autres sur les tubes diagonaux du cadre qui supportent chacune des selles à partir de la seconde.

_ _ _ _ _ _ _

AMADE, CORSIN

Dictionnaire des Connaissances générales utiles à la Gendarmerie, revu, corrigé et complètement mis à jour par un comité de jurisconsultes.

Paris-Limoges, Charles Lavauzelle, 1930, 24e édition.
Un volume 21 x 15 cms. 928 pages. Texte sur deux colonnes.
Percaline éditeur ornée. Reliure un peu frottée, sinon bon état.

30 € + port

_ _ _ _ _ _ _

Sur le même sujet :

Commandant BON

L’Arme d’élite, études et réflexions sur la Gendarmerie

Paris, Charles-Lavauzelle, 1933.
Un volume broché 22,5 x 14 cms. 333 pages.
Couverture papier rempliée collée au nom d’un papetier de Nancy. Étiquettes de bibliothèque sur dos et premier plat.
Texte frais, sans rousseurs. Tampons de bibliothèque de garnison.

15 € + port

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s